Patrimoine

Ligne B du RER

Inaugurée le 7 juin 1846, cette voie de chemin de fer s’appelait « ligne de Sceaux ».

Jean-Claude-Républicain Arnoux en est à l’origine. Il avait imaginé un train articulé à essieux radiants, capable de suivre le relief sinueux entre Paris et Sceaux.

La voie unique se terminait aux extrémités par une boucle en forme de raquette permettant au train de faire demi-tour (voir gravure).

La ligne est prolongée jusqu’à Orsay en 1854. Elle atteindra Saint-Rémy, puis Limours en 1867.

Son prolongement est même un moment envisagé jusqu’à Tours, projet rapidement abandonné.

Entre 1935 et 1938, une partie de la ligne confiée alors à la SNCF nouvellement créée, est électrifiée en courant 1500 V jusqu’à Saint-Rémy.

Apparaissent alors, les premières automotrices « Z » spécialement étudiées pour cette ligne.

La section de Saint-Rémy à Limours cesse définitivement toute activité en mai 1940.

La RATP, créée en mars 1948, reprend l’exploitation de la ligne jusqu’à Sceaux en janvier 1949, puis jusqu’à Saint-Rémy en août 1964.

En 1975, la création de l’axe Nord-Sud par la ligne de Sceaux prolongée jusqu’à Châtelet-les-Halles est entérinée. Celle-ci prend alors le nom de ligne B du RER (Réseau Express Régional).

Quatre ans plus tard, le « MI79 », Matériel d’Interconnexion bleu-blanc-rouge, toujours d’actualité, est mis en service.

En 1981, la ligne est prolongée à l’autre extrémité jusqu’à la Gare du Nord, afin de créer l’interconnexion des réseaux RATP et SNCFBanlieue lui permettant de rejoindre l’Aéroport Charles-de-Gaulle.

L’hôtel-de-ville de Saint-Rémy-lès-Chevreuse

Le corps principal de la mairie actuelle a été construit sur les caves d’un ancien Prieuré à la fin du XIXe siècle, par Majorelle, qui était Secrétaire du Roi d’Egypte.

En 1903, ce château appartenait à Henri Nenot, un architecte qui participa notamment à la conception du Palais des Nations à Genève.

A partir de 1930, il fut la propriété du Pacha Wacif Boutros-Ghali, un chrétien copte, homme de lettres et Ambassadeur d’Egypte en France.

Il n’était autre que l’oncle de Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général de l’ONU. Ce dernier venait d’ailleurs parfois à Saint-Rémy lui rendre visite.

C’est sans doute à cette époque que l’aile nord et la tour servant vraisemblablement de lieu de culte, ont été ajoutées au bâtiment principal.

Au décès du Pacha en 1957, la commune fait valoir son droit de préemption, mais les héritiers qui souhaitent vendre au plus offrant lui intentent un procès.

La propriété restera dans la famille jusqu’en 1971, date à laquelle la nouvelle municipalité en obtient la vente au prix estimé par les Domaines, dans la perspective d’y transférer les services de la mairie.

Après d’importants travaux, l’inauguration de l’hôtel-de-ville a lieu le 27 novembre 1976 en présence du Président du Sénat, Alain Poher.

Le livre « Histoire et Histoires de Saint-Rémy » 424 pages, 585 illustrations est en vente au prix de 42 € à l’Office de Patrimoine Culturel et Naturel 1 rue Ditte – 01 30 52 22 49 www.opcnsaintremy.fr

 

Domaine de Vaugien

Un château discret

Notre commune comptait, au début du XXe siècle, pas moins de sept châteaux. Aujourd’hui, trois ont disparu : Chevincourt, Beauplan et Saint-Paul. Celui de la rue de Paris, le Petit-Chevincourt, est actuellement à l’abandon.

Il n’en subsiste donc que trois : Coubertin qui abrite la célèbre Fondation du même nom, Le Prieuré, actuel Hôtel-de-Ville qui fut la propriété d’un Pacha égyptien et, plus discret, le château de Vaugien situé en fond de vallée aux limites de Gif-sur-Yvette.

Si ce dernier est méconnu, c’est simplement parce qu’il appartient à des particuliers et qu’il a vocation d’habitation privée.

Le château actuel date de 1829.

Gabrielle Baguenault, héritière des terres de Vaugien épouse, huit ans plus tôt, le Comte Amable de Théllusson.

Il existe déjà au sein du domaine, un château construit vers 1714, mais le Comte le trouve bien trop petit pour y inviter ses amis à de grandes parties de chasse. Il le fait alors raser, pour reconstruire l’actuelle bâtisse au même emplacement, avec des matériaux provenant du «Grand Ragonant» propriété située aux Molières.

La demeure est de style italien et sa décoration intérieure d’influence anglaise. Elle a comme particularité au centre de sa toiture, une grande verrière colorée diffusant une lumière feutrée aux deux étages supérieurs. Les pièces sont spacieuses et ont gardé toute leur authenticité.

Pour y accueillir convenablement ses convives, le Comte fit aménager en sous-sol, une vaste  cuisine avec passe-plats qui semble attendre de reprendre du service.

Récemment, le château a dû subir d’importants travaux, notamment au niveau des corniches et de sa couronne. Si l’extérieur ne présente pas d’intérêt majeur, l’intérieur en revanche, est inscrit à  l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

En savoir plus : www.chateaudevaugien.fr 

Moulin des Clayes

Au fil de l’eau… et de l’art

Situé au bord de l’Yvette, en contre-bas de l’avenue du Général Leclerc en direction de Chevreuse, ce moulin, assez méconnu, est pourtant l’un des plus anciens de Saint-Rémy.

Il existait naguère sept moulins sur le territoire de notre commune dont trois subsistent encore : le moulin du Rhodon, celui de Vaugien, et entre les deux, le moulin des Clayes.

Première mention de ce dernier, également appelé «Grand moulin», est faite en 1507 à l’occasion de sa reconstruction.

Ce terme nous indique la présence d’une bâtisse antérieure.

Il est précisé que l’énergie produite par sa roue avait la «force de six chevaux».

Il fut successivement moulin à grains, puis moulin à tan, broyant des écorces de chêne nécessaires à la tannerie.

Avant la Révolution, il appartenait à Charles LAVIT, Secrétaire du Roi et propriétaire du domaine de Chevincourt.

Il le cède en 1788 au Sieur DESJONCHÈRES. En 1826, il passe entre les mains de Jacques JANILLION et son épouse Marie BLONDEAU, propriétaires à Chevreuse.

Pierre CHESNEAU en fait l’acquisition en 1864. Il le lègue à l’Hospice de Chevreuse 23 ans plus  tard. Une rue du centre ville de Saint-Rémy, face à l’Eglise, porte son nom en hommage.

Le moulin est ensuite vendu en 1892 à Auguste CHAUVEAU. Celui-ci le reconvertit en usine d’effilochage de laine.

En 1930, un sculpteur américain, Edward BRUCE-DOUGLAS, s’y installe avec son épouse.

Pendant la seconde guerre mondiale, ils sont contraints de se réfugier aux Etats-Unis et le moulin est confié à un couple de belges, le comte et la comtesse ERREMBAULT de DUDZEELE qui avaient deux filles. L’une d’elles, Anne-Marie, participa activement à des actes de Résistance, malgré la présence des Allemands au moulin.

Edward BRUCE-DOUGLAS décédera en 1946 et ne reviendra jamais à Saint-Rémy. Sa veuve vendra la propriété en 1957.

Aujourd’hui, les bâtiments configurés en équerre, existent toujours. Ils ont été divisés en plusieurs propriétés. La roue a malheureusement disparu mais le bief s’écoule encore.

La société RYCOR spécialisée dans les énergies renouvelables est implantée au fond du domaine.

Edward BRUCE-DOUGLAS

Jeune industriel américain, Edward Bruce-Douglas s’engage en 1914 pour défendre la France. A son retour aux Etat-Unis, il reprend d’abord sa carrière dans l’industrie, mais se sent déjà très attiré par l’Art.

Il s’inscrit à l’École Centrale des Arts de New-York où il devient le disciple du grand sculpteur dano-américain George LOBER.

 

En 1927, il part pour Rome afin de parfaire sa technique de la sculpture.

Sur le bateau qui le conduit vers l’Europe, il rencontre une élégante jeune femme d’origine bretonne prénommée Marthe.

C’est le coup de foudre !

De leur union naît aussitôt une fille, Béatrice. Après deux années passées en Italie, ils s’installent à Saint-Rémy au moulin des Clayes, où Edward aménage un vaste atelier.

Il y produira de nombreuses oeuvres, principalement des bronzes, animaliers d’une part, dont il allait chercher l’inspiration au zoo de Vincennes, mais aussi des bustes de personnalités comme  celui de l’épouse du Président chinois CHIANG-KAI-SHEK, ou celui du célèbre chef d’orchestre italien TOSCANINI, oeuvre exposée à Parme, au musée qui lui est consacré.

Edward décède prématurément d’une crise cardiaque et sa veuve restera au moulin avec sa fille jusqu’en 1957. Les anciens Saint-Rémois qui ont côtoyé Marthe DOUGLAS se souviennent d’une femme à la grâce naturelle et d’une très grande générosité.

De générosité justement elle fera preuve en 1954 envers Saint-Rémy, en offrant à la Municipalité l’une des oeuvres de son défunt mari, un coq de bronze aujourd’hui encore présenté comme l’un des symboles de la République.

Annonce

Cette histoire vous a été présentée grâce aux informations fournies par Annick et Françoise LATIL DOUGLAS, filles de Béatrice, qui tentent d’inventorier les oeuvres de leur grand-père dans la perspective d’organiser une exposition. Pour tout renseignement, nous contacter.

 

 

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