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Histoire de Saint Rémy

Origines du nom
 


L'église, vraisemblablement construite dans la première moitié du XI
e siècle, était dédiée à Saint Rémy (ou Rémi), Evêque de Reims à l'époque mérovingienne qui baptisa Clovis en 496.

En 1244, grâce à l’aspect agréable du site, un prieuré édifié dans l'actuel parc de la Mairie fut appelé Beaulieu. La paroisse prit alors le nom de "Saint-Rémy-de-Beaulieu-lez-Chevreuse".

Par la suite, "lez", signifiant “près de”, fut transformé en "lès".
Chevreuse, commune voisine dont l'histoire est très liée à la nôtre, tient son nom du latin "caper" ou "capra" qui signifie "chèvre", sans doute en raison des troupeaux qui paissaient sur ses côteaux.

Au fil du temps...

Antérieur au XIe siècle : Aucune trace d'occupation humaine n'a pu être démontrée à Saint-Rémy. Toutefois des fouilles ont permis de mettre à jour des vestiges gallo-romains dans les communes voisines, notamment à Gif-sur-Yvette.

XIe siècle : Après l'insécurité générale des IXe et Xe siècles, des habitants se regroupèrent dans la vallée pour se protéger. En 1070, l'église réunissait autour d'elle un embryon de village dépendant de la Seigneurie de Chevreuse. Avec la création d'un premier Prieuré par l'Abbé Guillaume, Saint-Rémy se développa.

1162 : Un second prieuré, du nom de Saint-Paul-des-Aulnayes, fut fondé par les chanoines de l'abbaye Saint-Victor de Paris. Il bénéficiera de nombreux bienfaiteurs dont Guillaume et Pierre de Montabé.

1170 : La chapelle de Saint-Paul est érigée en paroisse jusqu'en 1621.

1244 : Le premier prieuré, régulièrement inondé, fut transféré à l'emplacement de l'actuelle mairie. Il prend alors le nom de Beaulieu (Bellus locus).

XIVe et XVe siècles : La guerre de Cent Ans n'a pas épargné notre région, ni la peste noire, ni les pillages et autres rançons. C'est la désolation ! 
Les communes sont dévastées et dépeuplées.

Du XVIe au XVIIIe siècles : L'heure fut à la reconstruction et à la reprise de l'activité agricole.  Signe d'une prospérité retrouvée, Saint-Rémy comptait six moulins au XVe siècle. Cette période fut aussi marquée par l'émergence des grandes familles.

1577 : Jean FREDY, riche marchand  parisien dont la famille avait été anoblie par le Roi en 1477, fit l'acquisition du fief de Coubertin. Quelques siècles plus tard, Pierre de Coubertin s'illustra en rénovant les Jeux olympiques.

Fin XVIIIe siècle : La Révolution est en marche. La première assemblée municipale se réunit le 12 août 1787. En 1789 elle nomme 2 députés pour porter les cahiers de doléances de la commune aux Etats Généraux. Le premier Maire, 
Jacques LENANT, est élu par l'assemblée des habitants le 31 janvier 1790.

1867 : La ligne de Sceaux, aujourd'hui RER B, atteint Saint-Rémy et se prolonge jusqu'à Limours en empruntant une rampe au dénivelé important.

1870 : Occupation de Saint-Rémy par les Prussiens pendant près d'un an.

1881 : Construction d'un bureau de poste et de la mairie-école (aujourd'hui Jean-Jaurès).

1914-1918 : Fabrique d'armes et munitions en deux endroits de la commune (ferme de Vaugien et rue de Versailles).

1919 : Le monument aux morts est érigé en hommage aux Saint-Rémois morts pour la Patrie.

1940 : En juin, l'exode amène des files de réfugiés dont certains trouvent abri au château de Coubertin. Près du pont de l'Yvette, des tirailleurs sénégalais et nord-africains ont pour mission de ralentir les troupes allemandes. Le bombardement de ce dispositif fera plusieurs victimes. Pendant l'Occupation, des Saint-Rémois font preuve d'actes de résistance et d'héroïsme.

1944 : Le 7 juin, l'aviation alliée mitraille pour des raisons restées obscures un train en gare de Saint-Rémy. Quelques jours plus tard, des avions reviennent bombarder un convoi allemand dissimulé sous l'allée de tilleuls qui mène au château de Coubertin.mais le convoi n'y est plus ! Au petit matin du 24 août, la 2e Division Blindée du Général Leclerc traverse Saint-Rémy pour rejoindre Paris.

Un riche passé historique dont il reste de nombreux témoignages

La présence de l'homme sur le territoire de la haute et moyenne vallée de l'Yvette remonte à la préhistoire. A l'époque gallo-romaine la route de Lutèce à Chartres traversait l'Yvette au hameau de Courcelles.

La première mention écrite de Saint Rémy date de 1070, l'église étant dédiée à Saint Rémy évèque de Reims qui baptisa Clovis. Une amorce de village s'est tout d'abord développée autour de l'église. La paroisse prit le nom de « Saint-Rémy-de-Beaulieu-lez-Chevreuse ». Plus tard, « lez », signifiant « près de », fut transformé en « lès ». Saint Rémy fait partie du domaine des seigneurs de Chevreuse qui connaît plusieurs partages successifs. Son territoire comprend plusieurs seigneuries et fiefs qui expliquent la présence de châteaux. En 1162 un second prieuré a été fondé : le prieuré Saint Paul devenu ensuite Saint Paul des Aulnayes. Au Xlllème siècle, le prieuré du village de Saint Rémy prend le nom de prieuré de Beaulieu du fait de la beauté du vallon où il se situait.

Les constructions se sont principalement regroupées autour de l'église, à la jonction des vallées et des voies de communication. En dehors de ce noyau urbain, la commune comptait plusieurs domaines, châteaux et fermes (Coubertin, Chevihcourt, Rhodon, Aigrefôin, Seauplan), la principale entité étant le château, le parc et le domaine.de Vaugien au sud-est de la commune; La guerre de cent ans a marqué le site par une période de pillages, d'occupation et de déclin démographique. A partir du milieu du XVème siècle, la population recommence à augmenter et la vie agricole-reprend dans la vallée de Chevreuse. Six moulins à blé installés à Saint Rémy, sur le cours de l'Yvette, créent une vie rurale active et sont aussi d'importants fournisseurs de main d'oeuvre. La population active se compose par ailleurs, de jardiniers et d'employés des châteaux, de vignerons, de petits artisans: menuisiers,.charpentiers, couvreurs de chaume- ainsi que des boutiquiers et cabaretiers. En haut de l'échelle sociale se trouvent les marchands et les laboureurs. Dès le XVIème siècle apparaissent les noms des grandes familles qui ont marqué l'histoire de la commune comme les seigneurs de Vaugien et la famille Fredy de Coubertin.

.En janvier 1791, la première municipalité de Saint Rémy est élue. Les biens ecclésiastiques furent mis en vente : le prieure Saint Ayoye le moulin et la ferme dé-Rhodon, le prieuré Saint Paul, ainsi que les bien confisqués aux immigrés comme le domaine de Vaugien.

Jusqu'au XIXème siècle Saint. Rémy conserve un caractère rural. On recense alors 39 exploitations : cultivateurs, maraîchers, horticulteurs. La commune compte de nombreux herbages et des élevages de chevaux, bovins, moutons et porcs ainsi que des animaux de basse-cour et des ruches. Les cultures les plus importantes étaient le blé, l'avoine, le seigle, l'orge et la pomme de terre. Les produits maraîchers étaient les pois, les haricots et les asperges. La commune produisait également des fruits : pommes, poires, cerises, fraises.. La commune comptait sept moulins dont six pour le « blé de farine » et un « à tan » qui broyait les écorces de chêne utilisées par les tanneurs. En 1830 des plans et coupes de la rivière sont établis, des déversoirs sont construits et des ordonnances royales précisent le règlement de chaque moulin. A partir du milieu du XIXème siècle, ils ont peu à peu cessé leurs activités. Seul le moulin de Vaugien poursuivra ses activités jusqu'au XXème siècle avec l'usinage des canons de fusil pendant la guerre 1914/1918. L'activité est aussi marquée par le présence de nombreuses carrières sur le territoire communal : carrières de grès qu! fournissaient des pavés pour la capitale les pavés de Saint Paul, livrés par des tombereaux attelés puis par chemin de fer. Carrières de meulière sur le coteau alors équipé d'un funiculaire.

En 1867, avec l'ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-.Limours, Saint Rémy est à une heure de Paris. La population, augmente et l'on voit apparaître des résidences secondaires. L'électrification de la ligne en 1938 réduit le temps de parcours à 40 minutes environ. En 1882 la rue principale (ancienne RN 838) est élargie et peu à peu bordée de maisons et d'auberges. Le début du XXème siècle connaît le développement d'une activité touristique à partir de la gare : les voitures à cheval en partant menaient les visiteurs vers les Vaux de Cernay, Chevreuse ou Dampierre. A compter de 1936, Saint Rémy a vu cette activité de loisirs et de détente se développer encore, les Parisiens pouvant pour un coût modique emprunter la ligne de chemin de fer et passer ainsi une journée à la campagne. Se sont en conséquence déployées des activités d'hôtellerie, restauration, buvette et guinguettes : hôtel restaurant de l'Yvette, hôtel de la Vierge, Chez Bébert, hôtel du lac, hôtel de la gare, le Chalet, hôtel restaurant La Cressonnière... En 1936, le syndicat d'initiative est créé, il édite le premier dépliant touristique à l'intention des visiteurs. Aujourd'hui encore subsiste dans la composition du bâti et l'architecture de certaines constructions des traces de ce passé de villégiature.

La vie sociale et les loisirs s'organisent avec la Société de Tir « l'avenir », la Société de Pèche, la Société Musicale. Fêtes et manifestations sont organisées par le syndicat d'initiative : bal de la Reine, Nuit de Saint-Rémy, rallye automobile, salon des artistes.

Progressivement, le bourg s'étoffe et accueille de nouvelles constructions. Celles-ci s'implantent en ordre dispersé le long des voies de communication, que ce soit la RD 906 (vers l'ouest mais surtout vers l'est), la RD 938, voire la RD 51 au nord.

L'activité industrielle ou manufacturière s'enrichit avec l'aménagement d'une blanchisserie (fermée en 1945), d'une serrurerie et d'une graineterie. Les laboratoires Tissot s'établissent à partir de 1920 dans des locaux situés rue Victor Hugo qui abritaient à l'origine une abbaye et une ferme.

Après cette phase de croissance plutôt libre, l'urbanisation se fait de manière plus organisée, sous forme de lotissements. Le premier lotissement réalisé est celui de Moc-Souris qui remonte à la fin du XIXème siècle. En 1925-1930, le lotissement de Beauséjour apparaît au sud-ouest de la commune en bordure d'un lac, ce qui lui confère un véritable air de villégiature. Les lotissements de Rhodon puis de Beauplan sont construits après guerre et remplacent des jardins ouvriers.

Depuis une trentaine d'années, la commune a connu une profonde mutation. Avec l'extension de la couronne Parisienne, le développement des communications et la création de la ville nouvelle de Saint Quentin en Yvelines, la commune a vu son rôle de villégiature progressivement décliner et est devenue un site privilégié de résidence principale pour des familles dont les actifs exercent leur activité à Pans ou dans les pôles d'emplois situés à proximité. I! s'agit dans l'ensemble d'une population plutôt aisée, exerçant une profession dans des secteurs de pointe ou d'un niveau assez élevé.
Parallèlement, l'intégration de la commune dans le parc naturel de la Haute Vallée de Chevreuse constitue une protection contre l'extension de l'urbanisation et contribue à la pérennisation et à la mise en valeur du patrimoine et de l'environnement.