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Par la suite,
"lez", signifiant “près de”, fut transformé en "lès". Antérieur
au XIe
siècle :
Aucune trace d'occupation humaine n'a pu être démontrée à Saint-Rémy.
Toutefois des fouilles ont permis de mettre à jour des vestiges gallo-romains
dans les communes voisines, notamment à Gif-sur-Yvette. XIe
siècle :
Après l'insécurité générale des IXe
et Xe
siècles, des habitants se regroupèrent dans la vallée pour se protéger. En
1070, l'église réunissait autour d'elle un embryon de village dépendant de la
Seigneurie de Chevreuse. Avec la création d'un premier Prieuré par l'Abbé
Guillaume, Saint-Rémy se développa. 1162
: Un
second prieuré, du nom de Saint-Paul-des-Aulnayes, fut fondé par les chanoines
de l'abbaye Saint-Victor de Paris. Il bénéficiera de nombreux bienfaiteurs
dont Guillaume et Pierre de Montabé. 1170
: La
chapelle de Saint-Paul est érigée en paroisse jusqu'en 1621. 1244
: Le
premier prieuré, régulièrement inondé, fut transféré à l'emplacement de
l'actuelle mairie. Il prend alors le nom de Beaulieu (Bellus locus). XIVe
et XVe
siècles :
La guerre de Cent Ans n'a pas épargné notre région, ni la peste noire, ni les
pillages et autres rançons. C'est la désolation ! Du
XVIe
au XVIIIe
siècles :
L'heure fut à la reconstruction et à la reprise de l'activité agricole.
Signe d'une prospérité retrouvée, Saint-Rémy comptait six moulins au
XVe
siècle. Cette période fut aussi marquée par l'émergence des
grandes
familles. 1577
: Jean
FREDY, riche marchand parisien
dont la famille avait été anoblie par le Roi en 1477, fit l'acquisition du
fief de Coubertin. Quelques siècles plus tard, Pierre de Coubertin s'illustra
en rénovant les Jeux olympiques. Fin
XVIIIe
siècle :
La Révolution est en marche. La première assemblée municipale se réunit le
12 août 1787. En 1789 elle nomme 2 députés pour porter les cahiers de doléances
de la commune aux Etats Généraux. Le premier Maire, 1867
: La ligne
de Sceaux, aujourd'hui RER B, atteint Saint-Rémy et se prolonge jusqu'à
Limours en empruntant une rampe au dénivelé important. 1870
:
Occupation de Saint-Rémy par les Prussiens pendant près d'un an. 1881
:
Construction d'un bureau de poste et de la mairie-école (aujourd'hui Jean-Jaurès). 1914-1918
: Fabrique
d'armes et munitions en deux endroits de la commune (ferme de Vaugien et rue de
Versailles). 1919
: Le
monument aux morts est érigé en hommage aux Saint-Rémois morts pour la
Patrie. 1940
: En juin,
l'exode amène des files de réfugiés dont certains trouvent abri au château
de Coubertin. Près du pont de l'Yvette, des tirailleurs sénégalais et
nord-africains ont pour mission de ralentir les troupes allemandes. Le
bombardement de ce dispositif fera plusieurs victimes. Pendant l'Occupation, des
Saint-Rémois font preuve d'actes de résistance et d'héroïsme.
Un
riche passé historique dont il reste de nombreux témoignages La
présence de l'homme sur le territoire de la haute et moyenne vallée de
l'Yvette remonte à la préhistoire. A l'époque gallo-romaine la route de Lutèce
à Chartres traversait l'Yvette au hameau de Courcelles.
La
première mention écrite de Saint Rémy date de
1070, l'église étant dédiée à Saint Rémy évèque de Reims qui baptisa
Clovis. Une amorce de village s'est tout d'abord développée autour de l'église.
La paroisse prit le nom de « Saint-Rémy-de-Beaulieu-lez-Chevreuse ». Plus
tard, « lez », signifiant « près de », fut transformé en « lès ».
Saint Rémy fait partie du domaine des seigneurs de Chevreuse qui connaît
plusieurs partages successifs. Son territoire comprend plusieurs seigneuries
et fiefs qui expliquent la présence de châteaux. En 1162 un second prieuré
a été fondé : le prieuré Saint Paul devenu ensuite Saint Paul des Aulnayes.
Au Xlllème siècle, le prieuré du village de Saint Rémy prend le nom de
prieuré de Beaulieu du fait de la beauté du vallon où il se situait. Les
constructions se sont principalement regroupées autour de l'église, à la
jonction des vallées et des voies de communication. En dehors de ce noyau
urbain, la commune comptait plusieurs domaines,
châteaux et fermes (Coubertin,
Chevihcourt, Rhodon,
Aigrefôin, Seauplan), la principale entité étant
le château, le parc et le domaine.de Vaugien au sud-est de la commune; La guerre
de cent ans a marqué le site par une période de pillages, d'occupation et de
déclin démographique. A partir du milieu du XVème siècle, la population
recommence à augmenter et la vie agricole-reprend dans la vallée de
Chevreuse. Six moulins à blé installés à Saint Rémy, sur le cours de
l'Yvette, créent une vie rurale active et sont aussi d'importants
fournisseurs de main d'oeuvre. La population active se compose par ailleurs,
de jardiniers et d'employés des châteaux, de vignerons, de petits artisans:
menuisiers,.charpentiers, couvreurs de chaume- ainsi que des boutiquiers et cabaretiers. En haut de l'échelle sociale se trouvent les marchands et
les laboureurs. Dès le XVIème siècle apparaissent les noms des grandes
familles qui ont marqué l'histoire de la commune comme les seigneurs de
Vaugien et la famille Fredy de Coubertin. .En janvier 1791, la première
municipalité de Saint Rémy est élue. Les biens ecclésiastiques furent mis
en vente : le prieure Saint Ayoye le moulin et la ferme dé-Rhodon, le prieuré
Saint Paul, ainsi que les bien confisqués aux immigrés comme le domaine de
Vaugien. Jusqu'au
XIXème siècle Saint. Rémy conserve un caractère
rural. On recense alors 39 exploitations : cultivateurs,
maraîchers, horticulteurs. La commune compte de nombreux herbages et des élevages
de chevaux, bovins, moutons et porcs ainsi que des animaux de basse-cour et
des ruches. Les cultures les plus importantes étaient le blé, l'avoine, le
seigle, l'orge et la pomme de terre. Les produits maraîchers étaient les
pois, les haricots et les asperges. La commune produisait également des
fruits : pommes, poires, cerises, fraises.. La commune comptait sept moulins
dont six pour le « blé de farine » et un « à tan » qui broyait les écorces
de chêne utilisées par les tanneurs. En 1830 des plans et coupes de la rivière
sont établis, des déversoirs sont construits et des ordonnances royales précisent
le règlement de chaque moulin. A partir du milieu du XIXème siècle, ils ont
peu à peu cessé leurs activités. Seul le moulin de Vaugien poursuivra ses
activités jusqu'au XXème siècle avec l'usinage des canons de fusil pendant
la guerre 1914/1918. L'activité est aussi marquée par le présence de
nombreuses carrières sur le territoire communal : carrières de grès qu!
fournissaient des pavés pour la capitale les pavés de Saint Paul, livrés par
des tombereaux attelés puis par chemin de fer. Carrières de meulière sur le
coteau alors équipé d'un funiculaire. Après cette phase de croissance plutôt libre, l'urbanisation se fait de manière plus organisée, sous forme de lotissements. Le premier lotissement réalisé est celui de Moc-Souris qui remonte à la fin du XIXème siècle. En 1925-1930, le lotissement de Beauséjour apparaît au sud-ouest de la commune en bordure d'un lac, ce qui lui confère un véritable air de villégiature. Les lotissements de Rhodon puis de Beauplan sont construits après guerre et remplacent des jardins ouvriers. Depuis
une trentaine d'années, la commune a connu une profonde mutation. Avec
l'extension de la couronne Parisienne, le développement des communications et
la création de la ville nouvelle de Saint Quentin en Yvelines, la commune a vu
son rôle de villégiature progressivement décliner et est devenue un site
privilégié de résidence principale pour des familles dont les actifs exercent
leur activité à Pans ou dans les pôles d'emplois situés à proximité. I!
s'agit dans l'ensemble d'une population plutôt aisée, exerçant une profession
dans des secteurs de pointe ou d'un niveau assez élevé.
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