Blason de la ville de Saint Rémy lès Chevreuse


Hôtel de ville

2 rue Victor Hugo - BP 38
78470
SAINT-RÉMY-LÈS-CHEVREUSE

 

Tél.: 01 30 47 05 00


Ouverture de la Mairie :

Lundi de 8h30 à 12h

Mardi au vendredi
de 8h30 à 12h - 13h15 à 17h
(mardi 18h sauf juillet et août).

Samedi de 9h30 à 12h
(permanence Etat-Civil uniquement).

Moulin des Clayes

Le moulin des Clayes vers 1900
© Collection ville de Saint-Rémy

Au fil de l'eau... et de l'art

Situé au bord de l’Yvette, en contre-bas de l’avenue du Général Leclerc en direction de Chevreuse, ce moulin, assez méconnu, est pourtant l’un des plus anciens de Saint-Rémy.

Il existait naguère sept moulins sur le territoire de notre commune dont trois subsistent encore : le moulin du Rhodon, celui de Vaugien, et entre les deux, le moulin des Clayes.

Première mention de ce dernier, également appelé «Grand moulin», est faite en 1507 à l’occasion de sa reconstruction.

Ce terme nous indique la présence d’une bâtisse antérieure.

Il est précisé que l’énergie produite par sa roue avait la «force de six chevaux».

Il fut successivement moulin à grains, puis moulin à tan, broyant des écorces de chêne nécessaires à la tannerie.

Roue du moulin des Clayes en 1988
Inventaires 1988

Avant la Révolution, il appartenait à Charles LAVIT, Secrétaire du Roi et propriétaire du domaine de Chevincourt.

Il le céde en 1788 au Sieur DESJONCHÈRES. En 1826, il passe entre les mains de Jacques JANILLION et son épouse Marie BLONDEAU, propriétaires à Chevreuse.

Pierre CHESNEAU en fait l’acquisition en 1864. Il le légue à l’Hospice de Chevreuse 23 ans plus  tard. Une rue du centre ville de Saint-Rémy, face à l’Eglise, porte son nom en hommage.

Le moulin est ensuite vendu en 1892 à Auguste CHAUVEAU. Celui-ci le reconvertit en usine d’effilochage de laine.

En 1930, un sculpteur américain, Edward BRUCE-DOUGLAS, s’y installe avec son épouse.

Pendant la seconde guerre mondiale, ils sont contraints de se réfugier aux Etats-Unis et le moulin est confié à un couple de belges, le comte et la comtesse ERREMBAULT de DUDZEELE qui avaient deux filles. L’une d’elles, Anne-Marie, participa activement à des actes de Résistance, malgré la présence des allemands au moulin.

Edward BRUCE-DOUGLAS décédera en 1946 et ne reviendra jamais à Saint-Rémy. Sa veuve vendra la propriété en 1957.

Aujourd’hui, les bâtiments configurés en équerre, existent toujours. Ils ont été divisés en plusieurs propriétés. La roue a malheureusement disparu mais le bief s’écoule encore.

La société RYCOR spécialisée dans les énergies renouvelables est implantée au fond du domaine.

Photos d'Edward Bruce-Douglas et son épouse Marthe
© Reproduction interdite

 

Edward BRUCE-DOUGLAS

Jeune industriel américain, Edward Bruce-Douglas s’engage en 1914 pour défendre la France.
A son retour aux Etat-Unis, il reprend d’abord sa carrière dans l’industrie, mais se sent déjà très attiré par l’Art.

Il s’inscrit à l’École Centrale des Arts de New-York où il devient le disciple du grand sculpteur dano-américain George LOBER.

En 1927, il part pour Rome afin de parfaire sa technique de la sculpture.

Sur le bateau qui le conduit vers l’Europe, il rencontre une élégante jeune femme d’origine bretonne prénommée Marthe.

C’est le coup de foudre !

De leur union naît aussitôt une fille, Béatrice. Après deux années passées en Italie, ils s’installent à Saint-Rémy au moulin des Clayes, où Edward  aménage un vaste atelier.

Il y produira de nombreuses oeuvres, principalement des bronzes, animaliers d’une part, dont il allait chercher l’inspiration au zoo de Vincennes, mais aussi des bustes de personnalités comme  celui de l’épouse du Président chinois CHIANG-KAI-SHEK, ou  celui du célèbre chef d’orchestre italien TOSCANINI, oeuvre exposée à Parme, au musée qui lui est consacré.

Edward décède prématurément d’une crise cardiaque et sa veuve restera au moulin avec sa fille jusqu’en 1957. Les anciens Saint-Rémois qui ont côtoyé Marthe DOUGLAS se souviennent d’une femme à la grâce naturelle et d’une très grande générosité.

De générosité justement elle fera preuve en 1954 envers Saint-Rémy, en offrant à la Municipalité l’une des oeuvres de son défunt mari, un coq de bronze aujourd’hui encore présenté comme l’un des symboles de la République.

Annonce

Cette histoire vous a été présentée grâce aux informations fournies par Annick et Françoise LATIL DOUGLAS, filles de Béatrice, qui tentent d’inventorier les oeuvres de leur grand-père dans la perspective d’organiser une exposition. Pour tout renseignement, nous contacter.

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